Pointe-à-Pitre, la ville historique et culturelle

Ecrit par Guadeloupe-Guadeloupe.fr sur . Publié dans Villes & villages

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Dès les débuts de la colonisation de la Guadeloupe, le site de Pointe-à-Pitre retient l’attention des agents royaux. Il présente de nombreux avantages naturels, qui en font d’emblée un concurrent potentiel de Basse-Terre. Pourtant, du fait de l’insalubrité de cette zone marécageuse, les autorités françaises hésitent longtemps à y établir un centre de peuplement. À partir de 1715 environ, le développement de la culture sucrière à la Grande-Terre renforce l’intérêt d’une telle implantation. Si la paroisse des Abymes se crée en 1726 et si les premières batteries défensives sont établies à proximité, sur l’îlet à Cochons, en 1730, le bourg ne se développe qu’avec lenteur, au fil des polémiques et des atermoiements. Avec la guerre de Sept Ans et l’occupation de la Guadeloupe par les Anglais en 1759, la mise en valeur du site du Morne-Renfermé par l’administration britannique, face aux handicaps naturels, donne une impulsion décisive à ce qui devient cependant davantage un comptoir commercial qu’une véritable ville. Après la reconquête de l’île par les troupes françaises en 1763, l’effort de développement se poursuit sous la pression des habitants et négociants, grâce aussi à l’amélioration des structures de communication entre la Basse-Terre et la Grande-Terre, et à l’implantation en 1767 d’un tribunal d’amirauté. L’agglomération prend le nom de Pointe-à- Pitre en 1769- Sa destruction quasi complète au cours de l’incendie du 21 mars 1780 retarde à peine cette expansion.

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Reconnaissance implicite de son importance, c’est par Pointe-à-Pitre que commencent la conquête anglaise de l’île en avril 1794, et sa reconquête par Victor Hugues et Chrétien en juin de la même année. À la suite d’une insurrection le 21 octobre 1801, Pointe- à-Pitre devient le centre d’un conseil provisoire de gouvernement dont le pouvoir s’étend à toute la Guadeloupe, rapidement balayé par l’expédition bonapartiste du général Richepance dès 1802. Bien que dotée d’un conseil de ville, Pointe-à-Pitre ne bénéficie d’une véritable organisation municipale qu’en 1837. De nombreux désastres naturels sinistrent la commune : tremblement de terre du 8 février 1843, incendies en mai 1850 et eu 1871, et épidémie de choléra en 1866. Cependant, Pointe-à-Pitre inlassablement se relève, et en 1880, apparaît à nouveau dynamique. Des travaux d’assainissement, ainsi que la création d’un pôle universitaire achèvent de conforter son rôle de ville principale de l’île, réaffirmé, malgré les ravages du cyclone de 1928, jusqu’à la fin du XXe siècle.

Blason-Pointe-a-PitrePointe-à-Pitre
Canton de Pointe-à-Pitre
Arrondissement de Pointe-à-Pitre Superficie : 266 ha Population 1990: 26 061 hab.
Habitants : les Pointois
Origine du nom : il pourrait s’agir de l’anthroponyme Pieter, pêcheur hollandais issu de la première vague de migrations, ou bien du nom de la Rivière à Pitres figurant sur une carte de la Guadeloupe illustrant l’ouvrage du père Du Tertre, au XVII siècle, ou encore d’un arbuste parasite du palétuvier, appelé en espagnol pita ou pitera.
Blason : l’argent représente l’innocence.
la virginité ; les rochers figurent les deux îles dont Pointe-à-Pitre assure la jonction ; les deux ponts évoquent la communication facile et sûre que constitue la ville, l’azur et les fleurs de lis l’attachement à l’Empire français, l’or représentant la richesse et le sinople l’abondance, l’espérance et surtout  la mer.

Que voir à Pointe-à-Pitre

Lorsque vous arrivez en Guadeloupe la plupart du temps vous atterrissez à l’aéroport International de Guadeloupe aussi appelé Aéroport de Pointe-A-Pitre ou Pôle Caraïbes. Pourquoi tout ces noms? C’est purement historique et économique, l’aéroport a été construit tout d’abord sur la commune de Pointe-A-Pitre et les agrandissement avec les nouvelles pistes atterrissage sur la ville des Abymes. Pour venir visitez la ville nous vous proposons de louer une voiture pour sillonner la ville plus facilement. Il existe pas mal d’agences spécialistes depuis l’aéroport dont quelques professionnels renommés :

PLACE DE LA VICTOIRE

Située face à la mer, couvrant une superficie de un hectare, la place de la Victoire est la plus vaste de la ville. Elle apparaît déjà sur un plan de 1775, sous l’appellation de Grand-Place. Alors plus petite, de forme carrée, elle consiste simplement en une savane ombragée de tamariniers. Nommée ensuite place Sartine en hommage à Antoine Sartine, comte d’Alby (1729-1801), ancien ministre de la Marine et des Colonies, elle prend son nom actuel en 1794, sous l’influence de Victor Hugues. En 1813, sous la domination anglaise, elle est rebaptisée place John-Skinner, du nom du major général gouverneur de la Guadeloupe.

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Place de la Victoire Victor Hugues, figure marquante de l’histoire guadeloupéenne, donne au port de Pointe-à-Pitre le nom de Poit-de-la-Liberté, et change la place Sartine en place de la Victoire, afin de célébrer la victoire des sans-culottes sur les aristocrates, la libération des esclaves par la Convention, et la défaite des Anglais, achevée en décembre 1794. Des sabliers sont alors plantés comme arbres de la liberté.

ANCIENNE PRISON
Derrière l’ancienne caserne d’infanterie se trouve la prison coloniale, devenue par la suite maison d’arrêt. Ce centre de détention existe déjà en 1794, puisque Victor Hugues, sous la Terreur, fait allusion à la « maison de la justice et de détention ». Le bâtiment était réservé aux hommes, les femmes étant placées dans une autre prison, implantée sur la place de la Victoire. Les cellules n’étant plus adaptées aux modes actuels d’incarcération, la maison d’arrêt ferme en 1996.

MAISON NATALE DE SAINT-JOHN PERSE Vers 1870
Une plaque, déposée en 1975 par l’Association des jeux floraux, signale que cette maison fut le berceau du poète Saint-John Perse, né le 31 mai 1887. Demeure bourgeoise, cet édifice à deux étages est agrémenté d’une cour intérieure au fond de laquelle se trouvent les cuisines.

FONTAINE PUBLIQUE
Place Saint-Antoine, au centre du marché Saint-Antoine, se dresse une fontaine traditionnellement appelée fontaine Couturier, du nom du gouverneur qui l’inaugure le 17 janvier 1874. Cette fontaine publique décorative est significative des importants travaux entrepris par le Dr Hanne, maire de la ville, pour assurer à la population un approvisionnement correct en eau potable. L’alimentation en eau reste longtemps un problème dans un contexte géographique d’insalubrité chronique, dont l’épidémie de choléra de 1866 constitue une illustration dramatique, décimant dans la ville plus de 8 % de la population.

MUSÉE L’HERMINIER
Construit après l’incendie de 1871 par la maison des agriculteurs, en mémoire de l’attitude courageuse du Dr L’Herminier lors du tremblement de terre de 1843, ce pavillon abrite jusqu’aux années I960 un musée d’Histoire naturelle consacré à la faune et à la flore locales. Les collections ont depuis été dispersées et ont disparu. Cette maison en parement de briques, marquée par une architecture massive, comporte des éléments qui allègent l’ensemble, tels que des colonnettes et des balustrades en ferronnerie.

MUSEE SAINT-JOHN-PERSE
L’architecture de cette maison rappelle celle de La Nouvelle-Orléans (États-Unis). La tradition orale prétend en effet qu’elle fut destinée à doter l’héritière d’un cotonnier louisiannais. Le navire qui transportait les éléments de l’édifice ayant connu des avaries, son commandant aurait alors décidé de vendre la bâtisse aux enchères. L’usine Darboussier l’acheta, et ses directeurs l’occupèrent jusqu’en I960, d’où son autre appellation de villa Souques-Pagès , du nom des deux premiers directeurs qui y résidèrent. Ce bâtiment entouré d’un jardin, à ossature métallique de style Eiffel, traduit une impression d’extrême légèreté, accentuée par les colonnettes du premier étage. En 1987, lors des cérémonies du centenaire de la naissance d’Alexis Léger, alias Saint-John Perse, la ville y inaugure le musée Saint-John-Perse.

La ville de Pointe-à-Pitre regorge d’histoire, aussi si vous souhaitez une visite complète contactez le Syndicat d’initiative de Pointe-Pitre ou rendez sur leur site : sivap.gp

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